Semences pré-base de riz : Plus d’un million de tonnes produites en 2017

C’est parti pour la première édition des journées scientifiques de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra). Durant quatre jours, les chercheurs vont se pencher sur le thème « Changements climatiques et développement agricole durable : stratégies d’adaptation des acteurs et nouveaux paradigmes de la recherche ».

L’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) a faits des efforts dans la reconstitution du capital semencier. Il a produit en 2017-2018 plus d’un millions de tonnes de semences pré-base de riz. La révélation a été faite par son directeur général, Dr Alioune Fall. C’était lors de l’ouverture de la première édition des journées scientifiques de l’Isra. Selon M. Fall l’Etat du Sénégal s’est résolument engagé vers l’autosuffisance pour les grandes cultures comme le riz, l’arachide, l’oignon et la pomme de terre. Pour arriver à cet objectif, il souligne que la recherche a un rôle à jouer en amont notamment à travers la création de variétés adaptées et la mise à disposition de semences de pré-base de qualité. « L’Etat du Sénégal l’a compris en appuyant le programme de reconstitution du capital semencier qui a permis à l’Isra d’assurer les besoins en semences de pré-base des céréales sèches, de l’arachide. Les efforts sur le riz ont également permis d’arriver à une production de plus d’un million de tonnes pendant la campagne 2017-2018. Cet engagement de l’Etat est réaffirmé avec l’appui à la réalisation de fermes semencières dans les centres de l’Isra », a révélé Alioune Fall. En termes de création variétales, poursuit-il, cinq variétés de niébé et trois variétés de sorgho sans tanin ont été homologuées en 2016 et 2017 et 14 variétés de riz de qualité en 2017.
Le thème de cette première édition des journées scientifiques de l’Isra porte sur : «Changements climatiques et développement agricole durable : stratégies d’adaptation des acteurs et nouveaux paradigmes de la recherche ». Ces journées vont durer quatre jours (5 au 8 février). Présidant l’ouverture des travaux, Modou Mboup, conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a déclaré que l’agriculture qui est une activité dont les résultats sont particulièrement sensibles aux changements climatiques a besoin d’introduire le facteur climat dans sa stratégie de développement interne. Selon M. Mboup, le Sénégal, en a fait une sur priorité car le phénomène des changements climatiques est devenu une constante.
Mariama Diallo
 
 

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