Gabriel Fall invite les compagnies pétrolières appelées à ouvrir leur capital

Les compagnies pétrolières exerçant dans les nouveaux producteurs de pétrole comme le Sénégal, sont appelées à ouvrir leur capital aux banques, aux épargnants et investisseurs locaux, sous forme d’offres publiques de vente par appels publics à l’épargne. Une option qui devrait leur permettre de faire face à leurs besoins financiers notamment en dette ou en capital.

« Pourquoi les compagnies de production ou de services pétroliers n’ouvriraient-elles pas leur capital (après une juste et équitable valorisation de leurs actifs nets qui tiendrait compte de tous les paramètres de risques) sous forme d’offres publiques de vente par appels publics à l’épargne? ». C’est la grande question soulevée par le fondateur de GCF-Bourse et CGF Gestion dans les colonnes du dernier numéro de nos confrères de Jeune Afrique.
 
M. Gabriel Fall fait allusion aux besoins financiers des compagnies pétrolières notamment en dettes ou en capital qui peuvent être couverts par les banques, les épargnants et les investisseurs locaux.
 
Un  pays comme le Sénégal qui va bientôt débuté sa production doit faire face au défi de la gestion et du partage équitable de la rente pétrolière, de faire du pétrole et du gaz les piliers du développement et de la diversification économique.
 
C’est ainsi qu’une partie des investissements des compagnies pétrolières en charge de la production, sont payables en monnaie locale, pourquoi ne pas émettre des obligations qui seraient souscrites par les investisseurs institutionnels locaux, telles les caisses de retraite, les banques ou les compagnies d’assurances?
 
M. Fall souligne que dans cette catégorie de pays, l’opinion publique est effrayée à l’idée que la population puisse être exclue de la rente pétrolière ou que cette dernière ne soit accessible qu’à une certaine élite intellectuelle ,politique et financière.
 
A son avis, « quoi de plus adapté qu’un large actionnariat populaire, comme ce fut le cas pour Sonatel, Coris Bank ou Total, qui comptent des milliers d’actionnaires ? »
 
Le procédé ne semble pas être compliqué aux yeux de M. Fall qui estime qu’il suffira de fractionner les titres pour réduire le cours de cession à un prix accessible, même aux plus humbles.
 
D’après le patron de CGF-Bourse, une société étrangère qui gère des ressources importantes dans un pays hôte devrait systématiquement mettre à la disposition de la population locale ne serait-ce que quelques pourcentages de son actionnariat.
 
« C’est mieux pour son ancrage local et sa protection politique voire juridique, politique de contenu local, inclusion financière, actionnariat populaire sont donc appelés à se conjuguer intelligemment pour conjurer la prétendue malédiction du pétrole ».
 
Mariama Diallo
 


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