Sénégal : 32 milliards de F Cfa investis par les SFD en fin juin 2017

L’encours de crédit détenu par les clients des structures de micro-finance ou Système financier décentralisé (Sfd) s’élevait à 32 milliards de F Cfa.

Sénégal : 32 milliards de F Cfa investis par les SFD en fin juin 2017
Cette tendance ressort d’un tableau établi sur la situation du secteur en fin juin 2017. Elle a été brandie par  Mme Sophie Seck Fall, Juriste à l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf). C’était à l’occasion d’un atelier d’information tenu les 12 et 13 janvier 2017 à l’intension du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes).
Exposant sur le thème « Présentation du dispositif de suivi des services offerts par les SFD et la Poste », Mme  Fall avise qu’en fin juin 2017, sur toute l’étendue du territoire nationale le réseau compte 387 SFD, 1449 points de services, 2.773.198 membres.
Ce qui fait 32 milliards d’encours de crédit et 303 milliards de F Cfa de volume de dépôt.
Pour mesurer la qualité de service fourni aux clients, l’OQSF a mené des enquêtes sur le secteur en 2011 et 2017. Mme Fall a précisé que celle de 2011 a été réalisée auprès de 3593 sociétaires des SFD.
Des enquêtes qui, selon elle, révèlent que 11,60% de proportion de sociétaires jugent négative l’attitude de leur SFD au moment de changer de caisse.
Sur cette lancée, il a été relevé que 85,10% des sociétaires interrogés déclarent n’avoir jamais reçu de relevés de compte contrairement à un dispositif de l’UEMOA, alors que 28,70% se plaignent des taux appliqués sur les transferts.
Malgré ce tableau peu reluisant, il n’y a que 2% de litiges qui opposent clients et SFD.
Face à ces griefs et dysfonctionnements, l’OQSF recommande d’assurer une meilleure visibilité des SFD avec une communication de proximité.
L’observatoire conseille les acteurs d’améliorer les systèmes d’information et de gestion des SFD, de systématiser l’envoi des relevés de compte aux sociétaires.
Pour l’amélioration des relations entre sociétaires et SFD, l’OQSF appelle à impliquer davantage les usagers dans le fonctionnement de leur structures de micro-finance, de réduire les frais liés aux opérations déplacées ainsi que les taux d’intérêts.
A cela s’ajoute la favorisation d’une meilleure politique de communication sur les taux de rémunération de l’épargne.
Ismaila BA


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