20e Festival du cinéma africain de Khouribga : Un 40e anniversaire sous le signe de la poursuite du rêve


La 20e édition du Festival du cinéma africain de Khouribga s’est ouverte ce week-end au Maroc. En une dizaine de jours, plusieurs acteurs du monde du cinéma arabe et africain vibreront au rythme des images mouvantes de l’Afrique, mais surtout partageront des espaces de rencontres où naitront de grandes idées en toute convivialité.

«Le festival de films de Khouribga c’est d’abord des visages. Des visages qui ont fait le long chemin du militantisme à nos côtés. Certains de ces visages ne sont plus des nôtres…. Heureusement, la présence de ceux qui sont là compense ceux qui sont absents», a dit samedi soir Nour Eddine Saïl, le président du Festival du cinéma africain de Khouribga. Après avoir résumé 40 ans de parcours en mettant l’accent sur le militantisme culturel des fondateurs de ce rendez-vous devenu incon­tournable du cinéma, il a également rendu hommage à ceux qui, dès le début en 1977, ont cru en ce projet. «Ce festival, c’est aussi des images inoubliables projetées dans cette salle devant un public composé d’intellectuels et de gens ordinaires», a encore magnifié M. Saïl, rappelant pour la mémoire collective la projection d’un film mythique Finyè (Le vent, 1982) de Souleymane Cissé, Molaadé de Sembène Ousmane ou encore Pégase, un film réalisé par Mohamed Mouftakir. C’est le moment de «dire merci et dire que nous devons continuer», a terminé le président de la fondation du Festival du cinéma africain de Khouribga.
Auparavant, Nour Eddine Saïl a remis une décoration symbolique à titre posthume à Mme Mona Ghouiba, épouse du dé­funt Samir Farid, pour son engagement à perpétuer l’œuvre de son défunt mari à travers l’idée de création d’un site électronique regroupant l’ensemble des travaux de cet illustre critique de cinéma égyptien. Un autre temps fort de cet évènement fut la prise de parole du président du Grand jury qui décernera vendredi prochain à l’un des films en compétition le Trophée Ousmane Sem­bène.
L’écrivain et poète marocain Abdellatif Laabi a, en s’honorant d’avoir été désigné président du jury de cette 20e édition du Fcak, affirmé que l’homme devient génial lorsqu’il rêve les yeux ouverts. Il a terminé son speech en rappelant que c’est une fierté de constater que le combat qu’il a mené depuis les années 60 et qui consiste à revendiquer l’africanité du Maroc devient une réalité. Réalité que le président de la Commune urbaine de Khouribga a, lui aussi, salué à travers le «raffermissement des relations culturelles entre le Maroc et l’Afrique». Il a surtout félicité la Fondation du Fcak pour avoir réussi le pari d’institutionnaliser cette manifestation cinématographique continentale.
Ce 40e anniversaire a été rythmé par les pas de danse très ovationnés du chorégraphe Lahcen Zinoun à travers le spectacle «Joies de Dukkla». Il s’agit d’une chorégraphie qui met en valeur la musique populaire marocaine de l’«Aita».

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