Comment les pays d’Afrique peuvent-ils profiter des accords de l’AGOA ?


Les échanges entre les Etats-Unis et l’Afrique, dans le cadre des accords de l’African growth and opportunities act (AGOA), sont aujourd’hui à leur niveau le plus bas. Une situation devant laquelle le chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé, appelle les pays africains à mener des réflexions approfondies pour profiter pleinement des opportunités offertes par le marché américain.

Comment les pays d'Afrique peuvent-ils profiter des accords de l'AGOA ?
Alors qu’il était entendu à l’ouverture officielle du forum de l’African growth and opportunities act (AGOA), le chef de l’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est fait représenter par son Premier ministre Komi Sélom Klassou qui transmis aux participants au forum un message du président togolais dans lequel ce dernier a soulevé l’un des problèmes illustrant le déséquilibre dans les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l’Afrique. Faure Gnassingbé a  qu’il était nécessaire de mener des «réflexions approfondies» afin d’augmenter les exportations africaines vers le marché américain.
«Nous avons pu relever que depuis quelques années, les chiffres enregistrent une tendance à la baisse, ce qui nous impose de mener sans délai, des réflexions approfondies et prendre sans tarder des dispositions en vue d’optimiser l’impact de l’AGOA sur le commerce, la création de richesse et, au final, sur le développement participatif et inclusif que nous visons », a-t-il dit.
Si la période 2002-2008 a enregistré un bon cru pour les exportations des pays éligibles à l’AGOA, avec pas moins de 82 milliards, celles-ci allaient brutalement chuter dès l’année 2009. En 2014, leur chiffre cumulé tombe à 26 milliards de dollars, avant de frôler les 18 milliards en 2015.
Les importations américaines provenant des pays de l’AGOA ont elles aussi commencé à dessiner une courbe descendante en 2009 quand de 82 milliards de dollars elles sont tombées à 50 milliards de dollars. En 2010, un espoir ce profile dans les échanges entre les pays africains de l’AGOA et les Etats-Unis, avec une reprise qui atteint 62 milliards de dollars, puis 71 milliards  en 2011, avant que le volume ne chute d’un coup.
Pour plusieurs observateurs, ce recul est dû principalement à la diminution des exportations de pétrole, comme cela a été le cas du Nigéria : en 2011, le pays a exporté aux Etats-Unis l’équivalent de 33,7 milliards de dollars en pétrole, soit 99,9% de ses exportations à l’époque.
Pour le chef de l’Etat togolais et au regard de ces chiffres, il apparaît clairement que les pays éligibles à l’AGOA ne sont pas encore parvenus à réaliser entièrement tout le potentiel porté par ces accords

A LIRE AUSSI  Succès ou errements de la diplomatie sénégalaise ?

Un partenariat public-privé

Pour réajuster la balance dans les échanges Afrique-Etats-Unis, dans le cadre de l’AGOA, le président Faure Gnassingbé a demandé le renforcement du partenariat public-privé qui pour lui, peut améliorer ces échanges. «Notre volonté politique doit s’accompagner d’investissements stratégiques et d’un solide partenariat public-privé pour permettre à l’AGOA de produire pleinement les effets attendus sur les flux commerciaux, sur la croissance économique de nos Etats et surtout sur le vécu de nos populations», a estimé le chef d’Etat en ajoutant qu’à l’instar de l’ensemble des pays partenaires de l’AGOA, «le Togo est prêt à jouer sa partition, avec les importants financements consacrés à la réhabilitation des infrastructures portuaires, aéroportuaires et routières.
Concernant particulièrement le secteur privé qui était à l’honneur la veille du lancement officiel des travaux du forum, les débats restitués ce 9 août s’accordent sur l’idée d’un renforcement de l’intégration économique pour mieux tirer profit des accords de l’AGOA
Afrique.latribune.fr


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.