NUMERIQUE – Transformation du secteur : Des acteurs identifient des contraintes


«L’Etat, principal acteur de la transformation numérique», a été le thème débattu hier, au cours de la 2ème édition des «Mardis du numérique». A cette occasion, les panélistes ont mis en exergue les opportunités du numérique en matière de transfert d’argent, mais également les contraintes liées à la réglementation bancaire.

Le numérique évolue de jour en jour. Les services qu’il offre aux utilisateurs se multiplient aussi. Dans ce lot d’opportunités du net, le secteur bancaire est bien servi. Hier, lors de la 2ème édition des «Mardis du numérique» sur le thème «L’Etat, principal acteur de la transformation numérique», les panelistes ont accentué leurs interventions sur les opportunités du numérique en matière de transfert d’argent. Mais aussi les contraintes liées à la réglementation bancaire ont été portées à la connaissance des pouvoirs publics par le biais de son représentant. «Il y a toujours un retard entre le texte de droit et la pratique. Il faut une prise de conscience du législateur qui ne doit pas mettre en place un cadre réglementaire qui con­traint le développement de l’économie numérique, mais plutôt un cadre réglementaire qui l’accompagne», dixit le président de l’Association African performance institute. Et Ibrahima Noreyni Diagne d’ajouter : «Il y a l’aspect fiscal qui a également été évoqué qui est très important, parce qu’il y a souvent un vide juridique sur le plan fiscal. Les modes d’opérations que le numérique implique ne sont pas prévus par les textes fiscaux. Il est demandé à l’Administration fiscale d’être indulgente pour ne pas pénaliser le développement du secteur.»
Au cours de la rencontre, il a été surtout question de la responsabilité de l’Etat pour un développement du secteur. «Il ne peut pas y avoir d’acteurs nationaux forts du numérique dans le secteur privé si l’Etat lui-même n’est pas un sponsor de ces acteurs économiques. Dans toutes les grandes économies du monde, les géants de l’économie numérique sont nés grâce à l’Etat qui les a soutenus dans des contrats d’envergure nationale», selon M. Diagne qui estime que le secteur privé doit aussi s’organiser.
Le directeur de Cabinet du ministre de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices, venu représenter Mme Khoudia Mbaye, a dégagé un constat. Pour El Hadji Ndiogou Diouf, «la réglementation doit s’adapter à l’évolution du numérique. Mais c’est pour sécuriser les transactions numériques, éviter que certaines dispositions de la loi bancaire ou même de la réglementation des changes ne soient transgressées au nom des flux financiers».
Le Pr Abdoulaye Sakho, pour sa part, a estimé que sur le plan institutionnel, il est nécessaire d’avoir un ministère transversal en charge de l’économie numérique, mais aussi bien réfléchir à la mise en place d’une structure de concertation entre les différents acteurs.
msakine@lequotidien.sn

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