Dans la banlieue, Macky accueilli avec un chapelet de doléances


Le président a rencontré les mareyeurs et autres pêcheurs des deux départements de Pikine et Rufisque à Mbao. Le lancement des travaux d’infrastructures de pêche moderne de  Mbao, Thiaroye, Rufisque et Bargny  a été une occasion saisie par le maire en premier, pour soumettre des doléances au président de la Républiques. Pour Abdoulaye Pouye, malgré des efforts dans le secteur de la pêche, Mbao, manque de beaucoup d’infrastructures. «Nous avons besoins de gazon synthétique pour le stade municipal. Nous ne disposons pas d’hôpital pour les populations. Il faut également un pont pour ceux qui habitent de l’autre côté de la route», lance le maire. Sur l’érosion côtière, le maire demande au président de trouver rapidement une solution afin de protéger la côte et de sauver des vies.  «Nous n’avons plus d’espace pour ériger nos infrastructures. Aujourd’hui, il y a des promoteurs qui ont bradé toutes nos terres au niveau de la forêt classée. Et aujourd’hui, nous avons besoin d’un lycée, d’un hôpital et d’un espace pour les jeunes puisque la population a augmenté entre deux décennies. Nous faisons 100 mille habitants pour une superficie de 20 kilomètres carrés. Il y a certains de nos administrés, menacés par l’érosion côtière, qui ont besoin d’être recasés mais malheureusement, toutes nos terres sont aux mains de promoteurs», dit-il. L’autre doléance étalée par le maire, c’est l’érection d’un poste de police ou de Gendarmerie. «Il y a aussi l’insécurité à Mbao. Nous avons eu à adresser des correspondances aux autorités de la Police et de la Gendarmerie pour qu’elles nous aident pour l’obtention de ce poste. Mais jusqu’à présent, ça tarde. Nous vous demandons Monsieur le Président de décanter la situation», lance le maire.

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«La mer est en train d’immerger les habitations»

S’agissant des femmes transformatrices de produits halieutiques, l’édile de Mbao demande la sécurisation de leur lieu de travail. «Il faut  des documents pour affecter l’aire de transformation aux femmes .C’est un site litigieux», clame Abdoulaye Pouye. Les femmes transformatrices ne demandent qu’une chose : des mesures d’accompagnement qui compléteront les aires de transformations déjà construites. «Nous sommes satisfaits du travail du ministère qui a en charge notre secteur», dit la présidente Oumy Diop. De son côté, le président Macky Sall  a décidé  de régler sur place deux doléances : celui du stade et l’autre relatif  au crédit des femmes. «J’ai entendu les doléances des femmes. Le ministre de la Pêche lui-même me les a rappelées. Et j’ai dit au Premier ministre qu’on devrait pouvoir dégager une ligne de crédit spécifiquement dédiée aux femmes transformatrices afin qu’après avoir disposé des aires de transformation, que vous puissiez disposer de crédit avec des taux supportables afin que vous pussiez acheter des poissons, les transformer pour ensuite les revendre», dit Macky Sall. Par rapport au gazon synthétique le président rassure : «Je vais donner des instructions afin que Mbao puisse disposer dans un bref délai, d’un gazon synthétique». L’avancée de la mer, dit le Président Sall, n’est  pas seulement l’apanage de Mbao.  «Je viens de Bargny, et c’est le même problème qui se pose là-bas. C’est ce qui se passe aussi à Rufisque, à Saint-Louis, entre autres. C’est pourquoi j’ai décidé de voir la gestion foncière au niveau du littoral, en collaboration avec les autorités locales même si je suis  convaincu de la nécessité de disposer d’une loi d’orientation sur l’utilisation du littoral car la mer est en train d’immerger les habitations», déclare le président Macky.

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Najib SAGNA &  Th. SEMEDO

 

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